Simo. Kasbah d'Aït ben Haddou, Maroc, octobre 2007

Simo. Kasbah d'Aït ben Haddou, Maroc, octobre 2007

Lors d'un séjour au Maroc, nous avions décidé de visiter le Sud en direction de Ouarzazate.

Une des premières escales de notre périple se fit à  Aït ben Haddou. Ce lieu mythique qui servit  notamment de décor au Film Laurence d'Arabie.

La visite de la Kasbah se fait à pieds, il faut monter un certain nombre de marches pour arriver au sommet et admirer le magnifique paysage.

Tout en montant, mon regard s'est arrêté sur une petite échope  de souvenirs tenue par un jeune marocain vêtu de bleu, tenue des Berbères.

En redescendant, j'avais déjà en tête l'idée de lui demander de réaliser son portrait.

Il était assis à l'entrée et, comme tout bon vendeur me proposa d'entrer pour le plaisir des yeux.

 

Mon idée n'était pas de rapporter des bibelots pour touristes, et je ne voulais pas non plus profiter de cette situation pour voler ou même acheter le droit de faire  une photo.

En entrant dans cette échope sombre, j'ai de suite été attiré par le rayon de lumière de fin d'après-midi qui passait par une ouverture dans la façade du mur en pisé. Cette ambiance était un véritable hymne à la peinture de VERMEER.

Après une chaleureuse discussion, Simo a accepté sans hésiter que nous fassions cette photo.

Je lui ai demandé de s'asseoir à l'endroit ou la lumière entrait. Et voici le résultat.

Rencontre insolite.

Je savais à cet instant que je tenais une belle image.

S'en est suivi un échange culturel , Simo et son frère nous ont parlé de leur métier et leurs conditions de vie dans cet endroit  qui nous paraît idillyque (à nous les voyageurs) mais ou les conditions  de vie sont  très rudes.

Rencontre insolite.

Après trois thés à la menthe, nous avons  échangé nos adresses et Simo reçut un agrandissement quelques jours plus tard par la poste.

Il  est très important d'offrir une photo à quelqu'un qui s'est laissé photographier sans rien demander en retour.

 

Ce sont des moments comme celui là qui me font aimer profondément la photographie.

 

Deux années se sont écoulées, tout a fait par hazard, alors que nous nous promenions dans la rue du prince à Marrakech, au coude à coude parmi la foule nombreuse en ce samedi après midi, nous croisons un jeune marocain habillé d'un anorak  qui nous interpelle et nous arrête.

" Tu me reconnais ? Je suis Simo d'Aït Ben Haddou " me dit-il.

Il se souvenait de nos prénoms et tenait à nous remercier pour l'agrandissement photo.

Simo était venu passer le week-end à Marrakech avec son père pour affaires.  Il nous dit qu'il ne pouvait pas rester plus longtemps avant de disparaître à nouveau dans la foule.

 

Il y a des rencontres qui marquent plus que d'autres, le souvenir de celle-ci fut réciproque.

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